Début de mandat : premier budget. Et nos craintes, largement exposées aux Buxangeorgiens pendant la campagne, sont en train de se confirmer. Le diagnostic comporte plusieurs éléments.
1°) Le désengagement de l’Etat est bien réel. Un certain nombre de dotations versées par l’Etat sont en diminution : Dotation de péréquation (-122.000), Fond de solidarité de la région (-183.000) Subvention d’équilibre (-1.200.000)…
2°) Ce désengagement vient ajouter des difficultés supplémentaires à un budget déjà extrêmement tendu, ce que nous avions démontré pendant notre campagne.
3°) La dette continue de flamber. Les mesures proposées par le maire dans son projet de budget ne sont pas de nature à la limiter bien au contraire.
Quelle politique nous propose l’équipe municipale pour résoudre ces problèmes ?
- Augmenter les dépenses à caractère générales de façon certes modérée (2,38% par rapport à la réalisation 2007), alors qu’il conviendrait de les diminuer ou pour le moins de les stabiliser au niveau des dépenses 2007. Il est à noter que des efforts ont été réalisés sur les dépenses relatives aux réceptions, fêtes et cérémonies, communication et sur les honoraires et frais de contentieux ce qui va dans le sens de la politique que nous préconisons. En espérant que le budget supplémentaire ne sera pas l’occasion d’en rajouter. Néammoins cela reste insuffisant.
- Baisser les charges de personnel (-2,33% par rapport au réalisé 2007). Alors là il faudra que le maire m’explique comment il parvient à diminuer les charges de personnel alors que c’est le poste budgétaire qui augmente le plus dans les budgets communaux. D’autant qu’il fait progresser les rémunérations principales de 6,59% ! En fait quand on regarde dans le détail, les dépenses diminuées correspondent aux rubriques cotisations URSSAF et caisses de retraites entre autres. Il va falloir expliquer comment on peut augmenter le volume des rémunérations principales en payant moins de cotisations sociales !
- Augmenter la fiscalité de 5%. La situation dans laquelle nous conduit l’Etat par son désengagement impose visiblement une augmentation des taxes locales afin de dégager un produit fiscal supplémentaire (augmentation des bases locatives incluse) de 2.300.000 €. Dans une ville comme la notre, je ne suis pas forcement opposé à une fiscalité qui évolue modérément, mais à deux conditions : que le produit fiscal nouveau serve à dégager de l’autofinancement permettant de stabiliser la dette et d’investir, et que nous ayons une visibilité sur la durée du mandat dans le cadre d’une analyse prospective.
- Accroître notre endettement. Cette année, la ville va emprunter 8.100.000€ et rembourser 3.324.000€ soit un accroissement de la dette en capital de 4,8M€. Il est à noter que l’autofinancement et les recettes propres d’investissement ne sont pas de nature à couvrir le remboursement du capital de la dette (-834.000€). Ce qui signifie plus concrètement que l’on emprunte pour rembourser la dette.
La situation est telle qu’il faut impérativement revoir les grands axes de ce budget.
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